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Accueil » Société » Les privilèges des pharmaciens ne se justifient plus

Priviléges des pharmacies en causeLes pharmaciens bénéficient du numerus clausus, privilège les apparentant à une corporation verrouillée qui compte 23.000 officines ! La Commission européenne les a dans le collimateur puisqu’elle a lancé une procédure d’infraction contre l’Etat français qui bloque l’entrée de non-pharmaciens au capital des officines, empêchant la constitution de chaînes à l’image de ce qui existe déjà dans de nombreux pays de l’Union européenne (pharmacies discount avec DocMorris en Allemagne, réseaux déjà constitués en Angleterre et en voie de l’être en Italie).

Qui aurait intérêt à cette déréglementation ?
– L’Etat aurait intérêt à cette déréglementation : cela inciterait les pharmacies à se regrouper pour mieux réduire la marge fixe que l’Etat leur octroie sur la vente de médicaments à vignette. Chaque point de marge en moins, c’est autant d’économisé par la Sécurité sociale.
– Les grossistes répartiteurs pourraient ajouter les pharmacies françaises aux circuits de distribution européens qu’ils ont commencé à bâtir.
– La grande distribution, Auchan et Leclerc n’attendent que cela pour créer leurs pharmacies.

Mais attention, les pharmaciens sont une corporation soudée. Ils ont déjà commencé le regroupement : deux tiers sont aujourd’hui adhérents d’un réseau. Selon les calculs effectués par Jean-Michel Peny, le pharmacien réalise la moitié de sa marge avec les médicaments génériques alors que ceux-ci ne représentent que 14 % de son chiffre d’affaires. C’est pourquoi, tous les pharmaciens-business man vous proposeront toujours du générique en priorité !

Pour se redonner du crédit, les pharmaciens veulent promouvoir la "consultation pharmaceutique" qui autoriserait le gérant d’officine à prescrire des médicaments pour des pathologies courantes. Le conseil de l’ordre des médecins voit rouge.

Comme conclue l’article d’Yves Mamou dans Le Monde, deux choses semblent assurées : le métier de pharmacien évoluera aussi sûrement que le nombre de pharmacies diminuera. Ne survivront que les officines dont la surface et le positionnement en centre-ville permettront de résister à la concurrence et à l’érosion des marges.

3 Commentaires

  1. chris dit :

    vous confondez privilège et monopole, c’est navrant….

    Et en plus, vous ne citez pas l’élément le plus important dans ce ype de discussion : l’intérêt du malade !

    Sachez aussi que proposer le générique est une obligation dictée par l"assurance maladie et les pharmaciens ont des objectifs individuels fixés par décret, pharmacien business ou pas….

    Il est désolant de vous voir "bouffer" du pharmacien comme en d’autres temps, certains bouffaient du curé….

  2. KILOU dit :

    avant de mettre en place la consultation pharmacie, qu’ils assurent les gardes de proximité pour les personnes agees et handicapées
    en leur évitant de se déplacer de 30 à 35 kms en hiver
    ceci alors qu’il y a plusieurs pharmacies dans les environs
    et pourquoi pas le portage à domicile à toute heure et jour pour ces personnes à mobilité réduite (avec des creations d’emplois)

  3. fred dit :

    Les seules pharmacies dont les prix baissent peut-être actuellement sont celles qui ont sans doute l’avenir le plus difficile…