11 mai 2011 | Rubrique : Ecologie
En 20 jours, Flore Garcia Bour a réussi à ramasser, dans les rues de Paris, suffisamment de mégots de cigarettes lui permettant de confectionner une robe !
Cette démarche écologique insolite vise à faire prendre conscience aux fumeurs que, malgré sa petite taille, le mégot de cigarette est un déchet, une source de pollution visuelle et environnementale qui doit retrouver le chemin de la poubelle et ne plus être plus jeté par terre.
Cette étudiante de 22 ans, titulaire d’une licence en relation internationale, s’explique : "J’ai toujours été révoltée par la quantité de mégots de cigarette dans nos rues alors que c’est simple de changer ses habitudes et de les mettre dans une poubelle". Elle "ne souhaite pas empêcher les fumeurs de fumer" ou les inciter à arrêter de fumer, mais simplement montrer que jeter les mégots dans une poubelle, c’est "un petit geste énorme pour la propreté de nos villes et nos espaces verts".
"Je veux que ma robe choque les fumeurs et joue un rôle de sensibilisateur aux méfaits des mégots jetés par terre qui se dégradent en 18 mois au mieux et en 12 ans au pire", commente-t-elle, espérant pouvoir exposer sa création d’un genre particulier dans des lieux publics.
Ces mégots, elle les coud, le soir, sur une robe blanche, "un travail lent et laborieux" qui est à suivre sur son blog.
1 mai 2011 | Rubrique : Culture
La nouvelle BD d’Olivier Supiot : "Un amour de marmelade" (Glénat) sera en librairie le 4 mai 2011 : une sortie à ne pas rater pour les amateurs de BD alliant poésie et humour ! En plus, notre illustrateur, Tony – Ouais, ça marche, lui a donné un coup de main !
Lutétia est une mégalopole monstrueuse où vit le professeur Louys Cazaviel. Suite a une agression dans son laboratoire, sa vie bascule : sa femme est enlevée et il est accusé de son propre assassinat, alors qu’il est visiblement toujours en vie ! De plus, son corps a subi une mutation qui l’a transformé en une gélatine verdâtre, matière déformable à souhait issue de ses investigations scientifiques : le mélakron. Après une période difficile, le professeur Cazaviel essaye de dompter cette nouvelle enveloppe… Il va réapprendre à vivre et surtout il va devenir Mr Marmelade ! Marmelade croisera sur son chemin un journaliste mythomane, une femme passe-muraille , une "gueule cassée", un policier intègre… autant de clefs pour retrouver sa femme, sa dignité et enfin la vérité !
Olivier Supiot, auteur aux multiples talents qui avait remporté l’Alph-Art du Meilleur Dessinateur à Angoulême en 2003 pour Le Dérisoire, signe ici son plus beau livre. C’est également son premier roman graphique, au croisement entre Edgar Allan Poe, Tif & Tondu et des contes fantastiques comme L’Homme Invisible de H.G. Wells ou Musidora, l’héroïne des Vampires de Feuillade.
27 avril 2011 | Rubrique : Société
Sexe au Vatican : Enquête sur la face cachée de l’Eglise de Carmelo Abbate est en librairie depuis le 21 avril 2011 (Michel Lafon). C’est affligeant sur ce qui se passe au sein de l’église : au delà des prêtres en couple, homosexuels ou ayant des penchants SM, certains violent des religieuses en Afrique, d’autres s’adonnent à la pédophilie, par exemple… Des délits qui relèvent du pénal ! » "Un vendredi soir de juillet, aux alentours de 21 heures. Dans un restaurant de la banlieue de Rome, deux strip-teaseuses se déchaînent sur la piste. Un homme en jean avec une chemise rose entre dans la pièce. Il est arrivé de France à l’aéroport de Fiumicino quelques jours plus tôt. Les deux danseuses s’emparent de lui et lui accordent un show très rapproché, caresses et baisers à la clé. Cet homme est un prêtre. La veille, il célébrait la messe à la basilique Saint-Pierre du Vatican. C’est la première soirée à laquelle je suis invité. La suite risque d’être pleine de surprises…" »
Dans ce livre, Carmelo Abbate mène une enquête inédite sur les dessous sombres et sulfureux du Saint-Siège : témoignages, descriptions précises des scènes les plus inimaginables et dialogues retranscrits. Un reportage unique qui l’a mené de la cité éternelle à l’Amérique du Sud, révélant les secrets les plus inavouables : des avortements dissimulés des religieuses à la pédophilie chez les prêtres, en passant par les pensions alimentaires versées par le Vatican pour acheter le silence des mères élevant la progéniture des ecclésiastiques. Pour la première fois, des révélations sur un sujet complètement tabou, jusqu’à ce qu’un homme, vivant dans l’une des villes les plus pieuses au monde, ose pénétrer le milieu et élever la voix.
27 avril 2011 | Rubrique : Société
Vous vous souvenez de la campagne d’Aides, contre le Sida, avec le chat à la sexualité débridée ? Voici maintenant Willy qui fait le tour du monde…avec en conclusion : "Vous ne savez pas où il a trainé, protégez-vous."
24 avril 2011 | Rubrique : Musique
En hommage à Alain Bashung décédé en mars 2009, l’album Tels Alain Bashung, sort le 26 avril 2011.
La tâche n’était sans doute pas facile pour les artistes qui ont revisité un titre de Bashung. Gaëtan Roussel, Miossec, Dionysos, Noir Désir, Christophe avaient travaillé avec Bashung. D’autres, non : Stephan Eicher, M, Vanessa Paradis, Raphaël, Noir Désir, Benjamin Biolay, Keren Ann, BB Brunes,…
Pour tous, il aura fallu choisir LA bonne chanson, en trouver la clé, y débusquer la petite fenêtre par laquelle s’immiscer avec malice ; la déconstruire tout en la respectant, et la re-malaxer avec audace pour la refaire sienne, avec ses moyens, ses ambitions, sa vision.
Coup marketing ou non, les fans de Bashung seront sans aucun doute tentés d’aller écouter les chansons revisitées…
19 avril 2011 | Rubrique : Politique
On avait l’image de Robert Ménard, défenseur des "causes justes" pour la liberté de la presse, notamment lors du boycott de la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin. Aujourd’hui, avec son insigne de chevalier de la légion d’honneur, ayant abandonné les rènes de Reporters Sans Frontières, le voici qui co-signe avec sa femme, Emmanuelle Duverger, ancienne de la FIDH et rédactrice en chef de la revue trimestrielle "Médias" qu’il détient, un petit essai d’une vingtaine de pages aux Editions Mordicus qu’il possède : "Vive Le Pen !". Provocation ou pas, il n’en reste pas moins qu’il y en a marre de ces personnalités médiatiques qui jouent sur le registre du populisme pour faire parler d’elles !
Aujourd’hui, il défend la peine de mort, souhaite que ses enfants ne soient pas homosexuels, "approuve" les électeurs qui ont voté Front national aux dernières élections cantonales, se revendique réac, macho, adepte du mariage et de La Marseillaise. Malgré cela, il a toujours une fenêtre pour clamer ses opinions puantes, notamment sur i>Télé dans "Interview sans interdit" ou sur RTL dans "On refait le monde". Un peu comme un Eric Zemmour, qu’il n’aime pas, mais défend – comme Dieudonné – pour la liberté d’expression…
Il est passé de la Ligue communiste révolutionnaire dans sa jeunesse, à François Mitterrand dans les années 1980, avant de rejoindre Nicolas Sarkozy en 2007. Et demain…. Marine Le Pen ?
14 avril 2011 | Rubrique : Politique
Le magazine Les Inrockuptibles fait sa couverture avec Claude Guéant et titre « Il doit partir« . Si vous en avez assez d’avoir un ministre de l’Intérieur et de l’Immigration qui adhère aux thèses du Front national, vous pouvez envoyer la carte postale orange « Merci de virer Claude Guéant », insérée dans le n° 802 des Inrocks (en kiosque depuis hier, 13 avril) au président de la République pour lui demander de démettre Claude Guéant de ses fonctions. Inutile d’affranchir, le port pour l’Elysée est gratuit. Si votre buraliste a été dévalisé et qu’il est en rupture de stock, imprimez la carte ci-dessous (hauteur de la carte : 10 cm) : pliez et collez, ça vous fait un recto verso !

6 avril 2011 | Rubrique : Société
Une nouvelle publicite signée AIDES, l’association de lutte contre le Sida en France et en Europe, dont le message est qu’un pénis qui se protège est un pénis intelligent… Ce film, intitulé "Clever Dick", est gracieusement diffusé sur TF1, BFM TV, RTL 9, Canal+, Jimmy, Comédie, I>télé, Infosport …
29 mars 2011 | Rubrique : Société
Raphaëlle Bacqué, journaliste au Monde, relatait dans l’édition du 26 mars 2011, un déjeuner qu’avait eu le Président Nicolas Sarkozy avec un journaliste et deux écrivains, le mercredi précédent. Les trois de droite, céliniens, amateurs d’histoire, de littérature et agents d’influence dans les médias : Eric Zemmour, Denis Tillinac et Yann Moix.
En effet, Sarkozy reçoit régulièrement à sa table des écrivains et des intellectuels, des personnalités pouvant être des soutiens potentiels mais aussi des curieux. On y parle de l’actualité, de l’impopularité du Président, de ses goûts, de la présidentielle, bien sûr. Dans l’actualité, l’intervention militaire en Libye, la poussée du Front national aux élections cantonales avec les conséquences désastreuses pour l’UMP que l’on sait, ou le débat sur la laïcité : il y a de quoi échanger !
Et la journaliste du Monde de rapporter : "Le chroniqueur de l’émission de Laurent Ruquier n’a pas craint en effet, selon les autres invités de l’Elysée, de décrire une arrivée massive d’étrangers, affirmant qu’en France, des centaines de banlieusards s’installent désormais à la campagne, afin de "fuir les Noirs et les Arabes"."
Jusqu’à quand Eric Zemmour bénéficiera-t-il de toute immunité pour déverser ses propos racistes sur tous les médias qu’il – malheureusement – fréquente ?
28 mars 2011 | Rubrique : Société
En écoutant Sophie Coignard parler de son livre "Le pacte immoral" (Albin Michel – janvier 2011), je me suis dit qu’elle écrivait ce que je supputais depuis bien longtemps. Ce n’est pas un livre uniquement sur l’éducation, c’est un ouvrage qui met à nu les pratiques dommageables de l’Education Nationale tout en étant un document féroce et un récit effarant sur l’hypocrisie et la lâcheté du pouvoir.
Deux grands lycées parisiens qui se sont déconnectés du système informatique du ministère et ont mis en place des modes d’admission parallèles. Des ministres (et un président) qui annoncent des réformes mais n’arrivent pas à les faire appliquer. Des enseignants qui font faire des dictées en cachette. Le Capes que l’on donne à des candidats qui n’ont pas eu la moyenne et qu’on lâche ensuite dans des classes difficiles. Une pédagogie "nouvelle" où l’orthographe n’est plus une fatalité mais "une matière à discussion". Après la nomenklatura, l’omertà, la franc-maçonnerie, entre autres sujets sensibles, Sophie Coignard s’attaque au Mammouth de l’Éducation nationale. Ses ministres, ses idéologues, ses syndicats : tous ceux qui depuis vingt-cinq ans mènent l’école à la ruine. Le plus scandaleux ? Ils agissent en toute impunité. À l’origine de cet immense gâchis, un "pacte immoral" entre les élites qui prétendent nous gouverner et les apparatchiks qui sacrifient nos enfants par pur cynisme.
Sophie Coignard est grand reporter à l’hebdomadaire Le Point, et elle est l’auteur de plusieurs ouvrages d’investigation, concernant notamment la franc-maçonnerie.
27 mars 2011 | Rubrique : Culture
"Adagio, Mitterrand, le secret et la mort", est la pièce écrite et mise en scène par Olivier Py, directeur du Théâtre de l’Odéon à Paris. Jusqu’au 10 avril 2011, Olivier Py, nous propose de revenir sur le second mandat de l’ancien Président, malade d’un cancer.
"C’est une fiction, mais une fiction qui respecte la vérité historique", indique l’auteur et metteur en scène de la pièce. "J’ai travaillé à partir des textes (de François Mitterrand), de ses discours, des archives de l’INA, à partir des biographes et puis à partir des témoignages des uns et des autres que j’ai pu rencontrer pendant deux ans pour construire un objet qui ressemble à du théâtre historique". Pour Olivier Py, "l’important c’est que le public identifie le personnage, non pas qu’il soit pris dans l’illusion mimétique".
Le rôle de François Mitterrand revient à Philippe Girard, qui en a pris les accents de façon saisissante. Le personnage de François Mitterrand, atteint d’un cancer, médite longuement, à voix haute, sur la vie, la mort, l’Histoire, sur l’écriture, opposée à l’action qu’a choisie de privilégier l’homme politique. Parfois il tombe, saisi de douleurs insupportables, et reste allongé au sol, tel un gisant. Car l’ancien président a refusé d’être traité à la morphine, de crainte de ne plus être lui-même.
Les principaux événements qui ont marqué la fin de sa présidence sont mis en scène, seuls cinq acteurs jouent 32 personnages, la plupart des personnalités politiques comme Robert Badinter, Jack Lang, Bernard Kouchner, Pierre Bérégovoy. "J’ai dû réinventer des dialogues qui synthétisaient les grands événements historiques, explique Olivier Py. Mais, dit-il, j’ai tenu à garder dans les sujets polémiques une forme très dialectique pour qu’on entende bien les arguments pour et les arguments contre".
"J’ai essayé de comprendre aussi comment le fait de se savoir mourant avait influé sur les décisions politiques de Mitterrand et l’avait conduit à être comme chez Shakespeare, un roi qui pense"… indique Olivier Py, dont l’oeuvre est toujours empreinte de théologie, de philosophie, de métaphysique. On aime ou on n’aime pas son théâtre de l’excès, son lyrisme envahissant ou la puissance de son verbe.
24 mars 2011 | Rubrique : Société
Ca nous rappelle un peu Félix le chat, mais c’est Smutley, un chat plutôt libéré et qui ne s’interdit aucun plaisirs… Tortue, lapin, poisson rouge, tout y passe, quels que soient le nombre de partenaires et les positions. Le slogan est clair : "Il a neuf vies. Protégez-vous. Vous n’en avez qu’une." ! Ce spot intitulé "Gettin’tail" ("La queue en l’air") ressemble à un Cartoon déjanté et déluré. Il sera bientôt diffusé sur les chaînes de télévision françaises dans le cadre d’une camapgne contre le Sida.
18 mars 2011 | Rubrique : Culture
Vincent Noyoux, auteur de guides de voyage notamment pour la collection "Géoguides", publie prochainement un livre au vitriol sur sa profession : "Touriste professionnel : L’anti-guide de voyage" (Stock – 13 avril 2011).
"Les foules sentimentales ont un héros. C’est un type souriant affublé d’un sac à dos en forme de mappemonde et qui a rasé sa moustache pour faire plus jeune. Il traîne un rêve, notre rêve à tous : celui du voyage, de l’errance joyeuse, de l’aventure qui finit bien. Ce type, vous l’avez reconnu, c’est le routard des temps modernes, le bourlingueur professionnel. Carnet en main, l’oeil aux aguets, il rôde à travers le monde et, parce que ce type est chouette, il vous file tous ses bons plans. … J’ai été comme vous : je voulais être lui, l’auteur de guides de voyage. Traverser tous les continents aux frais de la princesse, le teint hâlé, le passeport tamponné, la veste multipoches remplie de grigris africains. Moi aussi je voulais lécher mon assiette dans des gargotes pittoresques et coucher dans des palaces au Rajasthan. Tâter du dromadaire en méharée et suivre la route des vins d’Alsace. Kerouac à la petite semaine, j’aspirais à l’aventure, à condition d’avoir la clim’ dans la voiture et un minibar dans la chambre. Je ne disais pas non à l’idée d’avoir mon nom sur la couverture du guide, et pourquoi pas ma photo. … Mais laissez-moi d’abord vous mettre en garde. Ce que vous allez lire risque de bouleverser à jamais votre perception des guides de voyage. En refermant cet ouvrage, votre collection de Routard et de Lonely Planet, preuves de votre insatiable désir d’aventures, finira peut-être à la poubelle. Vous allez découvrir, chers camarades, que l’on vous roule un peu dans la farine. Non, écrire un guide de voyage, ce n’est pas dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. C’est parler d’hôtels dans lesquels on n’a pas dormi et de restaurants dans lesquels on n’a pas mangé. De musées qu’on a visités au pas de course et de vieilles villes dans lesquelles on s’est lamentablement perdu. De pays qu’on n’aime pas et d’autochtones qui vous regardent de travers. De lieux et d’êtres qu’on ne comprend pas. Voilà de quoi ce livre est fait : de mauvaise foi et d’erreurs de jugement, de digressions sentimentales et de bourdes géographiques, de fautes historiques et de fautes d’orthographe. De cartes illisibles, de renseignements erronés, de méprises catastrophiques. Bref, du quotidien d’un auteur de guides de voyage, ce type dont tout le monde envie l’existence sans savoir ce qu’elle implique de peines et de tracas, de sang, de larmes et de sueur. Ce livre veut remettre les choses à leur place. À côté de la plaque." – Vincent Noyoux
De retour de voyage avec un guide du Routard, bourré d’erreurs et d’inexactitudes, voilà un livre qui va mettre de l’eau à mon moulin : méfiance sur les guides et particulièrement le Routard qui ne fait que changer les dates de ses couvertures !…
16 mars 2011 | Rubrique : Média
La nouvelle campagne de publicité TV et Web pour les biscuits St Michel me fait sourire ! En mettant en avant le produit phare de la marque – les Galettes St Michel – elle joue sur ce qui se passe dans plein de couples à la maison… Deux enfants se chamaillent et imitent leurs parents se disputer pour ces gâteaux. La conclusion est sans équivoque : "Les enfants retiennent tout même le meilleur". Et aussi le pire lors des conflits du divorce…
13 mars 2011 | Rubrique : Culture
Après le succès de son petit livre "Indignez-vous !", voici "Engagez-vous !" qui reprend et développe, sous la forme d’un entretien entre deux générations (Gilles Vanderpooten, 25 ans et Stéphane Hessel, 93 ans), le parcours singulier de cet homme au grand cœur, de cet humaniste authentique et présent sur tous les fronts. Cet ouvrage est l’occasion d’aller plus loin, à travers un échange permettant de mieux saisir l’originalité de sa personnalité, la profondeur de ses engagements, et les multiples raisons qu’a Stéphane Hessel de nous inciter à nous indigner. Il nous livre des pistes pour agir, et s’engager.
À 93 ans, Stéphane Hessel reste engagé sur tous les fronts : droits de l’homme, des sans-papiers et des sans-logis, lutte contre les inégalités, écologie "l’un des principaux défi du XXIe siècle". Il appelle de ses vœux une Organisation Mondiale de l’Environnement, avec la création d’un Conseil de Sécurité Economique et Social. Conversation avec une personnalité attachante, enthousiaste et humaniste, qui éclaire l’avenir.
Stéphane Hessel naît en 1917, en même temps que débute la Révolution russe. Mais plutôt que la rébellion, il préférera la voie de la diplomatie et des organisations internationales. Grand Résistant puis diplomate, convaincu par la nécessité de s’unir pour prévenir de nouvelles catastrophes et croyant à la nécessité d’une organisation internationale du monde, il contribue à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l homme de 1948. "Ce sera peut-être la période la plus ambitieuse de ma vie, avec le sentiment prenant de travailler non pour l’éternité mais pour l’avenir" nous livre-t-il.
Il est ici interrogé par Gilles Vanderpooten, diplômé d’une grande école qui s’attache à promouvoir des solutions aux enjeux écologiques, économiques et sociétaux qui engagent notre responsabilité collective. Il crée en 2005 le Festival Eidos du film de l’environnement (volet grand public des 4èmes Assises nationales du développement durable. Il interpelle les décideurs économiques et politiques avec l’Appel pour une France durable (2009) auquel se joignent Isabelle Autissier, Alain Bougrain-Dubourg, Dominique Bourg, Jean Jouzel, Amélie Nothomb, Jéromine Pasteur ou encore Nicolas Vanier. Il vient de publier "Tour de France du développement durable" aux Editions Alternatives, en septembre 2010.
(Editions de l’Aube – 10 mars 2011) – 7 €
10 mars 2011 | Rubrique : Musique
La ville de Dortmund, en Allemagne a décidé de délocaliser sa salle de concert dans une ferme, autour des vaches, car la musique adoucit les mœurs… et rend le lait plus crémeux… Les spectateurs désertant de plus en plus les concerts de musique classique, ils ont donc décidé de faire appel à des mélomanes expérimentés : un troupeau de vaches, qui a pu écouter des morceaux issus de la saison 2010/2011. A la suite de ça, le précieux nectar de ces vaches mélomanes a été mis en vente dans les magasins : chaque bouteille était dédiée à un artiste et un morceau, et indiquait le programme de la saison, tout en renseignant sur Dortmund.
Aller à la salle de Concert Dortmund, c’est aussi profiter d’une meilleure acoustique et écouter des artistes de renommée mondiale. Si le canal classique ne peut convaincre, peut être le goût y arrivera t’il ?
Marrant non ?! Je verrais bien ça dans une ferme qui produit du lait cru bio !