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Photographies de Bettina Rheims pour Reporters Sans Frontières

Photos de Bettina Rheims pour RSFLe 3 mai marquait la 18ème Journée internationale de la liberté de la presse, et pour l'occasion Reporters Sans Frontières sortait un album de photographies réalisées par Bettina Rheims : 100 photos pour la liberté de la presse .

Reporters sans frontières publie trois albums de photographies par an. La vente de ces ouvrages est la principale ressource de Reporters sans frontières. L’intégralité des bénéfices reviendra à l’association pour lui permettre de mener des actions en faveur de la liberté de la presse comme l’assistance aux journalistes et à leurs familles ainsi qu’aux médias en difficulté, les investigations sur le terrain afin de déterminer les responsabilités dans les cas d’assassinats, les frais d’avocats dans les procès impliquant des journalistes, etc. Actuellement, 129 journalistes sont emprisonnés dans le monde.

Bettina Rheims a débuté la photographie en 1978. Elle effectue alors une première série de photos de strip-teaseuses, révélant ainsi sa passion pour le sujet féminin. Dans les années 80, elle multiplie les photos de stars et de célébrités comme Madonna, Catherine Deneuve, Charlotte Rampling, Carole Bouquet, Marianne Faithfull, Barbara, Kylie Minogue, Claudia Schiffer ou encore Asia Argento. Des portraits de femmes, mises à nu et sublimées, de la star occidentale à la femme traditionnelle chinoise.

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L'espace des libertés progresse en Tunisie : une blague ?

Droits de l'Homme en Tunisie bafouésLe président de la République française, Nicolas Sarkozy, a affirmé lors de sa visite en Tunisie, en préambule à un dîner offert par son homologue tunisien Zine El Abidine Ben Ali : "aujourd'hui, l'espace des libertés progresse. Ce sont des signaux encourageants que je veux saluer". On peut se demander s'il s'agit d'une blague tellement tout le monde sait que les droits de l'Homme y sont bafoués.

Pour le moins, on peut être "déçus" par ces déclarations. Mokhtar Trifi, président de la Ligue de défense des droits de l'homme (LTDH) a réagi en indiquant : "Si des garanties ont été données à M. Sarkozy pour que les libertés progressent, tant mieux ! C'est notre demande, malheureusement sur le terrain nous n'avons pas remarqué de progrès notables, c'est peut-être même le contraire qui se passe en réalité aujourd'hui".

Reporters sans frontières (RSF) a jugé "inadmissibles" les propos de Nicolas Sarkozy, puisque "la liberté d'expression reste une utopie en Tunisie. La presse n'y fait que glorifier le bilan du président Zine el-Abidine Ben Ali et les journalistes indépendants et leurs familles sont victimes d'un harcèlement continu. Les défenseurs des droits de l'homme et les syndicalistes n'échappent pas non plus à ce traitement", a protesté RSF pour qui la déclaration présidentielle "est un coup de poignard dans le dos des militants tunisiens qui attendaient beaucoup de la visite du président français".

Quant à la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade, elle avait indiqué qu'elle ne s'exprimerait pas publiquement pendant la visite de M. Sarkozy.

Airbus et Alstom engrangent les contrats commerciaux pendant que Carla Bruni-Sarkozy visite un orphelinat en déclarant à la sortie : "C'est un système merveilleux, j'ai trouvé, les enfants avaient l'air heureux."

Sans commentaires...

Traversée de Paris pour la flamme olympique : on s'en souviendra !

La flamme olympique à ParisLe dispositif de sécurité sur le parcours de la flamme olympique à Paris était sans précédent. On craignait des incidents opposant des militants pro-tibétains et des membres de Reporters sans frontières (RSF) aux forces de l'ordre. Ce fut le cas. Pour protéger la flamme, elle a été mise plusieurs fois dans un bus de la sécurité, et une fois carrément éteinte. Au final, huit personnes ont été interpellées par la police.

Stéphane Diagana, avec son badge "pour un monde meilleur", le premier relayeur fait quinze mètres avant d'être confronté à un premier incident, réprimé par "des policiers français et chinois". La foule des manifestants pro-tibétains a accueilli le passage de la flamme par des huées ou en jetant des drapeaux imprimés par Reporters sans frontières représentant des anneaux olympiques en forme de menottes. RSF a déployé un de ces drapeaux depuis le premier étage de la tour Eiffel.

Issy-les-Moulineaux, nouveaux incidents, flamme éteinte "pour des raisons techniques", reprise du cortège, nouveaux incidents.

Jardin des Tuileries, la flamme remonte dans le bus pour rejoindre l'Hôtel de Ville. La façade de la mairie affiche un drapeau de RSF et un drapeau du Tibet. Bertrand Delanoë, le maire de Paris, annule la cérémonie qui devait se tenir à l'Hôtel de Ville.

Assemblée nationale, la flamme achève son parcours, jusqu'au stade Charléty, à l'abri des regards et des manifestants dans le bus de la sécurité où elle avait déjà effectué une partie du parcours.

Impressionnante mobilisation des citoyens ! Mieux que les bourdes de Rama Yade... La Chine, pour la première fois, sans montrer les images, a parlé à la télévision des incidents parisiens, mais les chaines d’information en continu étrangères, comme CNN ou la BBC, diffusées dans les hôtels ou résidences privées, ont été censurées lorsqu’elles ont relaté les incidents de Paris. La flamme doit quitter ce soir le sol français pour San Francisco.

Les actions de RSF pour le respect des droits de l'homme aux JO de Pékin !

RSF et les actions de boycott des JO de PékinReporters sans frontières a investi dans des actions de plusieurs multinationales qui sont sponsors des JO de Pékin, dans le but de pouvoir les interpeller lors de leurs assemblées générales des actionnaires... Pas bête !

RSF est donc actionnaire de Coca-Cola, Atos Origin, Swatch, Adidas et McDonald's. Fanny Dumont, responsable administrative et financière de RSF, a indiqué que son organisation les interpellerait sur "des questions toujours orientées business et valeurs vis-à-vis de leurs actionnaires", puisque "c'est d'autant plus facile que toutes ont investi massivement pour être sponsors et que toutes se targuent d'avoir des valeurs qui font la promotion de l'esprit olympique" !

L'AG de Coca-Cola aura lieu le 16 avril dans le Delaware (USA), celle d'Adidas le 8 mai à Furth, près de Nuremberg (Allemagne) : Robert Ménard, secrétaire général de RSF, prévoit en outre d'organiser des manifestations devant les lieux où se dérouleront les assemblées générales "pour sensibiliser le grand public et les actionnaires".

Même si Reporters sans frontières ne demande pas de boycott des Jeux olympiques, Robert Ménard, le secrétaire général de RSF prévoit des actions de protestations le long du parcours de la flamme olympique dans la capitale.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a indiqué qu'il fera mettre une banderole "Paris défend les droits de l'homme partout dans le monde" sur l'Hôtel de Ville, lundi prochain, lors du passage de la flamme olympique, puisque les valeurs de Paris sont "celles de l'humanité et des droits de l'homme". Il a également salué "tous les peuples qui ont tous le même droit à la dignité, je pense notamment au peuple tibétain."

Boycott de la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin

RSF appelle au boycott de la cérémonie d'ouverture des JO 2008Le secrétaire général de Reporters Sans Frontières, Robert Ménard, lance aujourd'hui un appel aux chefs d’Etat pour qu'ils boycottent la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, afin de protester contre les violations des droits de l’Homme en Chine et la violente répression au Tibet.

Robert Ménard indiquait ce midi sur France Info : "Ce que je demande à (Nicolas Sarkozy), comme à tous les chefs d’Etat et de gouvernement, c’est de boycotter la cérémonie d’ouverture". Selon lui, un boycott de l’ensemble de la compétition n'est plus envisageable, car cela "mettrait les athlètes dans une situation impossible". "On ne va pas demander aujourd’hui, à quatre mois des JO, aux sportifs de ne pas aller à Pékin".

Cependant, il rappelle que RSF avait été opposée "dès le début" à l’organisation de JO en Chine, et que RSF avait reçu la visite d’athlètes s’interrogeant sur leurs moyens d’action.

"Moi, ce que j’attends, c’est qu’il y ait un athlète qui prenne le drapeau tibétain et le montre quand il sera sur le podium", a-t-il indiqué. Pour lui, le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, s'apparente à "Ponce Pilate", puisqu'"on lui a donné depuis des mois et des mois une liste d’une trentaine de dissidents" pour qu’il la remette aux autorités chinoises, mais "il ne l’a pas fait". "M. Rogge n’obtient rien parce qu’il ne demande rien".

Pratiquer la politique de la chaise vide durant 2 ou 3 h de cérémonie officielle, cela ferait de l'effet, mais les dirigeants de nos pays démocratiques en auront-ils le courage ?...