Les buzz de My Little Buzz


Buzz herve novelli

La SNCF va expliquer ses tarifs inexplicables...

Explication tarifs SNCFIl parait que dans toutes les gares, dès demain, des brochures seront à la disposition des voyageurs pour expliciter les tarifs de plus en plus complexes de la SNCF ! Malheureusement, ils n'ont pas prévu de les changer pour les rendre plus "lisibles" et plus "justes"...

Pas plus tard qu'hier, je tente d'acheter un billet de train avec une carte 12-25 ans pour un trajet (même circuit, même horaire et même jour de la semaine) habituellement à 23,50 euros. Impossible : j'ai donc le choix entre payer 37 € en 1ère classe pour une "place assise non garantie" ou payer 33,50 € en 2de classe mais dans un train partant 30 mn avant et mettant 1 h de plus.... Entre la peste et le choléra, je dois choisir car j'ai besoin de faire ce trajet mais aucune condition ne me convient et mon porte-monnaie râle (j'ai payé la carte 12-25 ans qui donne normalement accès à des tarifs réduits...) ! Et le ponpon, c'est qu'en allant aux guichets de la gare, 2 guichetières étaient assignées aux "départs du jour", et même sans aucun voyageur dans leur file d'attente, elles refusaient de prendre l'une des 15 personnes dans la file d'attente d'à côté qui s'allongeait irrémédiablement... Ca, c'est la SNCF !

Autant dire que ces brochures d'explication sont une vaste fumisterie marketing : il s'agit juste d'apporter une réponse à une demande formulée par le secrétaire d'Etat au Tourisme Hervé Novelli qui avait appelé en décembre 2009 la SNCF "à faire un effort" assurant que "les consommateurs (avaient) besoin de lisibilité et de simplicité". Les tarifs, eux, continuent d'augmenter...

L'opacité de la politique tarifaire de la SNCF a encore de beaux jours devant elle...

Les vrais-faux auto-entrepreneurs recrutés

Limites de l'auto-entrepreneurHier, France Info rapportait une enquête de Florent Guyotat sur les vrais-faux auto-entrepreneurs car malgré le succès des 300.000 personnes qui ont choisi ce statut, tout n'est pas rose derrière cela puisque certains employeurs profitent du système en recrutant des gens prenant le statut d'auto-entrepreneur plutôt que celui de salarié... La conséquence est évidente : elle crée une nouvelle forme de précarité.

Sur les sites d’offres d’emploi, de plus en plus de petites annonces pour des vendeurs ou des commerciaux précisent que le recruteur veut un auto-entrepreneur. C'est évidemment interdit puisque la personne recrutée a un lien de subordination avec son recruteur - ce qui est le propre d'un salarié - et elle n'est aucunement indépendante comme doit l'être un auto-entrepreneur. L'Urssaf dit qu'elle va "verbaliser les employeurs pour dissimulation d’emploi salarié", mais avant qu'elle ait les moyens de contrôler ces dérives du statut d'auto-entrepreneur, la précarité va s'étendre...

Hervé Novelli, le secrétaire d’Etat chargé des PME, n'a pas à se vanter d'avoir créé ce statut !

Hervé Novelli se sert des fichiers de la CCI pour faire campagne

Novelli et MahoudeauNul n'ignore qu'Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services, et de la Consommation, se présente sur la liste UMP pour les élections régionales en région Centre. Nul n'est censé ignorer le passé de militant d'extrème droite d'Hervé Novelli. Et nul n'ignore les sondages qui prédisent une défaite d'Hervé Novelli face à son adversaire socialiste, François Bonneau, Président sortant de la région Centre...

Sans surprise, le président de la CCI (Chambre de Commerce et d'Industrie) d'Indre-et-Loire, Roger Mahoudeau, figure sur la liste UMP de Novelli, comme si être chef d'entreprise signifiait systématiquement être de droite ! Pour le confirmer et sans scrupule, Roger Mahoudeau se sert donc des fichiers de la CCI regroupant l'ensemble du monde économique du département (sans doute de la région), pour solliciter les acteurs économiques à voter UMP en la personne d'Hervé Novelli.

De qui se moque-t-on ? N'est-ce pas un abus de pouvoir ? Encore une fois, c'est magouille et compagnie dans le microcosme tourangeau qui utilise les mêmes méthodes "border line" que celles des pontes de l'UMP à la tête de l'Etat. Souvenez-vous, au niveau national, l'UMP avait déjà été épinglée pour sa prospection électronique abusive...

Une bonne info à transmettre à la CNIL !

La baisse de la TVA dans la restauration fait trinquer le consommateur

Baisse de la TVA dans la restaurationIl est évident que la baisse de la TVA dans la restauration, au 1er juillet 2009, ne profitera pas aux consommateurs. Avec cette mesure ficelée par Hervé Novelli, secrétaire d'Etat au Commerce, Nicolas Sarkozy nous fait croire qu'il y aura création de 40.000 emplois d'ici 2011, dont plus de 20.000 CDI et une baisse de 12% des additions des consommateurs. C'est mathématiquement impossible.

La restauration avait déjà deux taux de TVA : 5,5 % sur la vente à emporter et 19,6 % pour la restauration sur place. Donc ceux qui mangent des sandwiches et autres restauration du genre ne verront aucune baisse. D'ailleurs, quand vous allez au Mac Do, par exemple, que ce soit sur place ou à emporter, vous payez la même somme, mais si vous regardez le ticket, le montant hors taxes qui constitue le chiffre d'affaire n'est pas le même : depuis longtemps déjà, les restaurateurs ne répercutent pas sur le consommateur le taux de TVA inférieur !

La baisse de la TVA ne s'appliquera pas sur les boissons alcoolisées qui resteront à 19,6 % "pour ne pas inciter à la consommation d'alcool" (!) : quand on sait que ces boissons peuvent représenter 20 à 40 % de l'addition selon les formes de restauration, la baisse de la note à payer n'atteindra pas 12 % ! Hervé Novelli a indiqué que chaque restaurant devra proposer "un menu entrée-plat-dessert-café avec la répercussion intégrale du taux de TVA" : tous les consommateurs sont loin de prendre ce type de "package" lorsqu'ils travaillent le midi, surtout en ces temps de crise...

La baisse de la TVA n'a aucune relation avec les emplois : si le restaurant tourne bien aujourd'hui avec son équipe, pourquoi augmenter le personnel ? Un chef d'entreprise est toujours heureux de pouvoir embaucher, mais jamais il n'embauche s'il n'a pas de travail à fournir en face ! Les 40.000 emplois à créer incluent des "emplois supplémentaires et des apprentis supplémentaires". Les apprentis sont en formation, il me semble, non ? On nous dit aussi que "les professionnels s'engageront à entamer des négociations avec (...) des avancées en matière de salaires, en matière de protection sociale, en matière de mutuelles" : j'attends de voir ça !

La baisse de la TVA n'a aucun lien avec les investissements potentiels : seule une politique du crédit incitative pourrait avoir des effets sur les investissements.

Le coût brut de la baisse de la TVA représente 3 milliards d'euros par an, soit 2,4 milliards d'euros net par an après suppression des exonérations de charges dont les restaurateurs vont se passer. Le déficit budgétaire sera cette année de plus de 104 milliards d'euros, alors on n'est plus à quelques milliards près ! Le gouvernement va créer "un comité de suivi", mais malheureusement les pouvoirs publics n'ont aucun pouvoir de contrôle ni de sanction sur les restaurateurs. D'ailleurs, aucune sanction n'est prévue pour ceux qui n'appliqueront pas la répercussion intégrale de la baisse de la TVA puisqu'en France, "les prix sont libres"...

Précarité et dérives du statut d’auto-entrepreneur !

Limites de l'auto-entrepreneurA la présentation de ce nouveau statut d'auto-entrepreneur par Hervé Novelli, fin d’année 2008, j’étais plutôt enthousiaste. Etant moi-même entrepreneur, je voyais plutôt d’un bon œil la possibilité de créer facilement son entreprise. Certes, ce statut a des limites, mais n’était-il pas l’idéal pour au moins se lancer en limitant les risques, et surtout en validant, in vivo son projet et son business model ?

Oui mais voilà, 3 mois après son lancement (avec succès !), mon avis est tout autre ! Je le traiterai au travers de deux exemples :

Un statut annonciateur de précarité !

Je vois d’ici les entreprises déjà bien établies qui, plutôt que d’embaucher, préféreront pousser leurs « pseudos » salariés à créer leur mini-structure, leur assurant, au moins au début, un contrat de sous-traitance … Inutile de vous faire un dessin lorsque ces autos-entrepreneurs ne feront pas ou plus l’affaire, ou tout simplement quand l’activité économique ne permettra plus aux donneurs d’ordre de leur assurer des missions.

Vous me direz, c’est comme dans la vie économique traditionnelle. Oui, mais là, nous avons à faire à des entrepreneurs sans expériences, certainement très loin des bonnes pratiques de gestion et qui, pour certains, n’auront finalement pas choisi d’être entrepreneur ! Au hasard, un secteur qui a tous les atouts pour profiter de ce système : le service à la personne.

Pour deuxième exemple, je prendrai les artistes professionnels sous le régime de l’intermittence du spectacle. Déjà que la culture au sens large n’est pas la priorité de nos gouvernants, et que le statut de l’intermittence a déjà largement souffert d’une politique désastreuse à son encontre, ce n’est rien par rapport aux problèmes qui vont se poser aux professionnels du spectacle vivant…

Disons que je suis musicien amateur, et qu’avec des potes, nous décidions de nous produire dans quelques fêtes privées, pour un comité d’entreprise, voire même une collectivité. Hier, ce n’était pas possible, considérant que les employeurs ne transigeaient pas avec le travail au noir. Sans statut, impossible de facturer.

En revanche aujourd’hui, rien de plus simple. Un petit statut d’auto-entrepreneur, et c’est parti pour des week-end de prestations, bien sûr facturés bien en dessous des cachets habituels des artistes professionnels, puisque dans cette ineptie du « travailler plus pour gagner plus », il ne s’agit pas de faire son métier (chacun en a un vrai !), mais simplement de se payer ses prochaines vacances. Et puis la musique c’est ma passion, je le fais presque que pour le plaisir !!!!

On n’en voudra pas aux acheteurs … pour le coup, tout est légal. Mais une économie entrepreneuriale à deux vitesses se dessine.

Bref, deux exemples parmi certainement beaucoup d’autres, suivant les métiers, qui me pousse à croire que ce statut - au demeurant une bonne idée - risque de faire de gros dégâts et toujours plus de précarité !

La vidéo de France 3 qu'Hervé Novelli censure

Vidéo sur le passé d'extreme droite de Hervé NovelliLe 19/20 de France 3 du mercredi 18 mars 2009 comportait un long sujet sur le passé de militant d'extrême droite de Hervé Novelli, actuel secrétaire d'Etat au commerce, et candidat à l'investiture UMP pour les régionales du Centre contre Serge Lepeltier. Or, vendredi 20 mars, le podcast du journal télévisé du 18 mars 2009 n'est plus en ligne sur le site de France Télévision. Que s'est-il donc passé ?

L'avocat d'Hervé Novelli a déposé une plainte pour diffamation. En effet, il avait été averti de la diffusion de ce reportage, et avait envoyé à la direction de France 3 Centre un courrier de mise en garde, en vain, puisque la direction de France 3 Centre avait finalement décidé de diffuser le reportage.

Xavier Naizet, l'auteur du reportage, ne voit pas pourquoi le reportage ne devait pas être diffusé puisque "le fait que Serge Lepeltier évoque publiquement le passé d'Hervé Novelli durant cette campagne a pleinement justifié cette diffusion".

Regardez la vidéo sur le passé trouble de Hervé Novelli...