Pour éviter cette régression majeure, pour la reconnaissance de la lutte pour les droits des femmes, il nous faut réaliser l’unité. D’autant plus que les idées et les combats féministes ont cheminé. Ils irriguent actuellement les syndicats, les partis politiques de gauche et d’extrême gauche et ce depuis des années déjà. Seule cette unité, qui doit perdurer, pourra constituer un barrage réel à la régression de la situation des femmes, à la reconquête du lien social. La lutte difficile mais efficace des travailleuses et travailleurs sans papiers pour leur régularisation en apporte la démonstration.

C’est pour cette raison que nous vous appelons à construire ensemble une grande manifestation nationale pour les droits des femmes le 17 octobre prochain. Celle-ci sera notre apport commun à la reconquête du lien social, et constituera un élément de sortie de crise. Elle se déclinera selon six thématiques : liberté de disposer de son corps au travers notamment d’un véritable accès à l’avortement et la contraception , autonomie financière au travers de vrais emplois, de vrais statuts, des salaires décents et du temps pour vivre, dignité avec le vote et l’application de la loi-cadre contre les violences faites aux femmes et avec la reconnaissance des droits des lesbiennes, égalité dans la vie politique, économique et sociale, laïcité avec aucune ingérence des intégrismes religieux dans nos vies ou contre nos droits, solidarité dans la lutte pour les droits des femmes du monde entier et l’égalité pour les femmes étrangères en France."

Organisations signataires : AC !, ADOC (Association des objecteurs de croissance), AFIC, Alternative Libertaire, ANCIC, APEIS, APEL-Égalité, Assemblée des Femmes, Association Foyer International des travailleuses, Atalante Vidéos, ATTAC, AWSA-France (Arabian Women Solidarity Association), Association Droits des Femmes XXe, Caféministes de la nouvelle éducation populaire 26, CADAC, CLEF, Chiennes de garde, Choisir la cause des femmes, Collectif féministe contre le viol, Collectif de Pratiques et de Réfl exions Féministes « Ruptures », CGT, CGT-Jeunes, Collectif 13 DDF, Coordination Lesbienne en France, CQFD-Fierté lesbienne, EFIGIES, Espace Simone de Beauvoir de Nantes, FASE (Fédération pour une alternative sociologique et écologique), FASTI, FDFA, Fédération de Paris PS, Fédération IFAFE (Initiatives des Femmes Africaines de France et d’Europe), Fédération Léo Lagrange, Féminism Enjeux – Théâtre de l’Opprimé, Féministes Laïques Algériennes et Iraniennes, Femmes Libres, Femmes en Noir, Festival Femmes en Résistance, FGTE-CFDT, FIDL, FNSF, Forum Femmes Méditerranée, France Amérique Latine, FSU, Gauche Alternative 54, Gauche Unitaire, GRAIF, Homosexualités et Socialisme, IFE France, Intersyndical Service des Droits des Femmes et de l’Égalité, LDH, LFID (Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie), LMDE, Les Alternatifs, Les amis de la Commune 1871, Les Jeunes Radicauxde Gauche, Les Jeunes Verts, Les poupées en pantalon, Les Verts, Ligue de l’enseignement, Lutte Ouvrière, Maison des Babayagas, Maison des Femmes de Montreuil, Marche Mondiale des Femmes, Marches européennes, MDF de Paris, MFPF, Mix-Cité Orléans, Mix-Cité Paris, MJC, MJS, MNCP, Mouvement Jeunes Femmes, MRAP, Négar, NPA, Organisation de Femmes Égalité, Panthères grises France, Paroles de Femmes, Parti de Gauche, PCF, PCOF, Pluri-Elles Algérie, PPLD (Parti pour la décroissance), PS, RAJFIRE, Réseau Féministe « Ruptures », Rien Sans Elles, SOS Femme Alternative, SOS SEXISME, SUD Étudiant, SUD Santé APHP, UFAL, UGICT-CGT, UNEF, UNL, Union Syndicale Solidaires, Utopia.